Acouphène et hyperacousie
63 pour cent des patients qui souffrent dacouphènes souffrent également dhyperacousie.
Les chercheurs du département ORL de lhôpital Alarcón Foundation de Madrid en Espagne ont trouvé un lien entre lhyperacousie (une hyper sensitivité aux sons externes et communs) et les acouphènes dans leur étude sur 213 patients dun Département Acouphène.
Létude a trouvé que la plupart des cas dacouphène et dhyperacousie sont associés à la perte dacuité auditive. 83 pour cent des patients étaient déficients auditifs. 17 pour cent avaient une capacité auditive normale. | | Impact sur la qualité de vie | | Les participants de létude ont réalisé une autoévaluation de limpact des acouphènes et de lhyperacousie sur leur qualité de vie. 54 pour cent des patients étaient agacés par le bruit environnemental, et 52 pour cent déclaraient quils nétaient pas capables de poursuivre au moins une activité par jour à cause de leur intolérance au bruit. En plus, plus de la moitié des patients qui souffre dhyperacousie et dacouphène reportèrent un certain degré dincapacité. | | Autres facteurs : Sexe et stress | Les chercheurs ont trouvé quil y avait plus de risques que les femmes souffrent dhyperacousie que les hommes. Plus de trois femmes sur cinq dans létude soufrèrent dacouphène et dhyperacousie alors que chez les hommes ce rapport était de moins de deux sur cinq. Les autres facteurs qui semblaient influencer étaient lanxiété et le stress, qui touchaient jusquà 65 pour cent des patients qui soufrent dacouphènes et dhyperacousie. Dautres phobies étaient présentes dans 15 pour cent des cas.
Les patients qui souffrent dhyperacousie peuvent recevoir le même traitement que les patients acouphéniques afin de soulager les symptômes, à laide de la TRT (Tinnitus Retraining Therapy) par exemple. Certains experts considèrent lhyper sensitivité aux sons externes comme étant un état pré-acouphénique possible.
Source: Estudio de la hiperacusia en una unidad de acúfenos (Hyperacusis Study in a Tinnitus Unit), Acta de Otorrinolaringología Española 2003; 54: 617-622. |
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